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Cette page a été mise ą jour le 11/10/04 Actualité au Sénégal Actualité en Afrique Actualité dans le monde ACTUALITÉS AU SÉNÉGAL Discipline au sein de la sélection : Oł va-t-on avec Diouf ?
Quel sort sera réservé ą Diouf ? Va-t-on exclure définitivement la brebis galeuse du troupeau ? Ou juste lui infliger une exemplaire correction ? Le sujet est une table ouverte oł chacun viendra dresser son couvert avec sa forte dose de subjectivité. Diouf ne fera jamais l’unanimité. Le joueur, l’homme surtout divise. Hier comme aujourd’hui. Demain comme aprčs-demain.
Mais pour une fois, le «cas Diouf» a passé la porte de la farandole de sentiments diffus et confus de la vox populi. Pour une fois, le procčs a dépassé le cadre soupēonneux du tribunal médiatique. Longtemps, trčs longtemps, la presse a épinglé le multirécidiviste. Mais son acte «blasphématoire» a toujours été sabordé par une cruelle impopularité. Abreuvée d’injures, telle une abomination, par un peuple qui la suspectait d’źtre l’ennemie de la Nation. Tant il semblait, aux yeux d’une large part d’une opinion aveugle et d’une sélection aveuglée, que le paysage médiatique sénégalais était devenu le creuset de toutes les inventions perverses pour déstabiliser la «taničre». Entre l’intox, l’info, les bonnes confidences et les tuyaux de derničre minute, la «guerre» des espions n’a jamais cessé. Mais cette fois, Diouf a été pris en flagrant délit. La main dans le sac. Et mis au banc des accusés du tribunal fédéral. Car «l’affaire» n’est plus celle du «gendarme franēais» qui a fini de le déférer au parquet. Mais d’une Fédération sénégalaise de football (Fsf) qui tient enfin la chance unique et indivisible de laver l’honneur souillé du maillot national. D’une Institution, toisée de partout et en perte de légitimité, qui a trop longtemps courbé l’échine devant les caprices du «gamin» désinvolte. L’ «affaire», par son aspect caricatural et par sa vague médiatique, a provoqué une émotion populaire dont l’ampleur met plus que jamais la Fsf devant ses responsabilités historiques. Le laxisme, la concussion, l’acceptation silencieuse des déviations ont une limite que l’impénitent a allčgrement franchie. La Fsf ne peut plus se dérober, ni s’inventer, comme ą son habitude, une ubuesque pirouette : elle a la ferme exigence d’une action coercitive. Mais la délicatesse du sujet brūlant, le goūt de la compromission d’une Fsf qui cultive sans honte sa couardise interpellent quant ą la gestion efficiente d’un dossier hyper-sensible. La crainte étant que, dans quelques semaines, il ne restera dans cette «affaire» que ce qui reste d’une danse de mouches dans un rayon de soleil. Et que l’on continue encore ą se demander s’il existe vraiment un «Vagabond» dans la «taničre». C’est l’image de tout un «monde» qui en sera taché. L’honorabilité et la dignité d’un symbole national qui partira en c… A moins que la sourde rumeur ne dise la vérité. Prźtée ą un Diouf paumé qui, tout juste aprčs le décollage pour Monrovia de l’avion des Lions, aurait déclaré dans le salon d’honneur de l’aéroport de Dakar : «Je ne jouerai plus pour le Sénégal.» Faut-il écouter Diouf ? Faut-il croire Diouf sur parole ?